Une confession de foi
dans tes angoisses, tes colères
et dans ta détresse,
d’abord, mon ami, respire.
Arrête-toi,
prends du souffle,
fais-toi du bien,
et je t’offre un moment,
un bout de moi-même,
presque rien,
à l’écoute l’un de l’autre,
et, peut-être,
en présence de celui que je nomme
le tout-autre :
Il s’appelle, Charly,
lui, qui est au service des Ferraris cabossées.
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Là, quand entrée en matière il y a,
ce qui est une privilège,
le champ est ouvert,
parce que dans ce ReSpirE,
trois mots se retrouvent :
le plus court des trois,
le « E » de la fin,
c’est l’éthique :
Que devons-nous faire ?
Je ne le sais pas,
mais je le cherche avec toi,
et les autres,
tes copains, ceux qui t’accompagnent,
jusqu’à la direction, son comité, la fondation,
et encore plus loin,
faisons de sorte
que philosophes et sages de tous les temps
à notre débat participent.
Que devons-nous faire ?
Quelle est notre mission ?
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Le plus long des trois, des trois mots,
celui qui est au milieu,
et qui n’est pas à confondre avec le premier,
le « Spir » du ReSpirE,
c’est la spiritualité :
Qu’est-ce qui nous transcende,
qu’est-ce qui est cool,
et vraiment cool,
qu’est qui nous tient ensemble,
qu’est qui fait qu’on soit à l’aise,
l’un avec l’autre,
ou mal à l’aise,
c’est l’ensemble aussi
qui doit le chercher,
mais son garant est le directeur :
à lui de faire,
avec mon aide,
s’il le désire,
et avec plaisir,
et d’ailleurs, c’est vrai,
de plaisir il s’agit,
de joie de vivre,
à lui, le directeur, de faire,
avec toute notre aide,
que l’esprit de la maison
et sa culture
soient bons et agréables,
un chez soi où il fait bien vivre.
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Reste le premier des trois mots,
le « Re » du ReSpirE, le plus délicat,
mais celui qui est devant
pour moi comme aumônier :
la religion.
Ne la confondez pas tout de suite avec l’Église,
même si l’en dissocier nous ne le pouvons pas non plus :
c’est le mot qui pointe … l’ultime,
ce que je mets devant,
qui donne sens,
- ou non,
ça dépend de ce que je mets devant -
sens à tout le reste.
Pour l’un c’est l’argent,
pour l’autre le corps,
ou lui-même,
ça peut être le sexe,
ou la bagnole,
les copains,
ou la vie.
Mais je sens un malaise quand il faut choisir,
choisir ce qu’on met devant :
je propose donc, moi comme aumônier,
à toi, Ferrari cabossée,
de prendre une réalité
qui ne se laisse pas, comme ça, voir et maîtriser.
Moi, je l’appelle Dieu,
pour certains c’est peut-être une métaphore,
et tant mieux,
pour moi c’est une personne,
et en chaque personne que je croise,
et surtout en ces jeunes cabossés,
quand je les regardent,
je vois son visage.
Celui qui m’a appris cela,
m’a rendu attentif au regard
que nous portons sur les Ferraris cabossées,
était quelqu’un comme toi,
quelqu’un comme nous,
quelqu’un de nous :
il était charpentier,
de profession,
et aujourd’hui je le professe encore et toujours charpentier,
ça fait partie de ma profession :
avec lui j’aimerais construire,
avec lui, et avec vous,
avec chacun, chacune d’entre vous,
et avec toi, toi aussi, et surtout,
ma Ferrari cabossée.
